[Un jour, un officiel] : Gilles AUDOUX, président du Jury

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[Un jour, un officiel] : Gilles AUDOUX, président du Jury

Gilles AUDOUX

« Le rôle du président de jury est d’assurer le bon déroulement de la compétition dans le respect des règles et de l’éthique sportive. Il assure le jugement technique des épreuves et les différents contrôles concernant le cheval ou le cavalier. Pour ces missions, il est entouré de juges “assesseurs”, d’un chef de piste (seul compétent pour dessiner les parcours et lui-même assisté d’un adjoint et d’une équipe technique), d’un chronométreur, d’un(e) secrétaire, d’un speaker et d’un commissaire au paddock en charge du terrain d’entraînement.

Me présenter: je le ferai très sommairement car je pense que, déontologiquement, les juges doivent s’effacer et ne pas monopoliser le “devant de la scène”. Comme les arbitres de football, les plus efficaces sont les plus discrets. Impliqué dans le mode sportif depuis ma jeunesse, j’ai, comme beaucoup de mes collègues, intégré les équipes  d’officiels en accomplissant à la demande d’amis, organisateurs de concours, quelques fonctions annexes ( sonorisateur, secrétaire, speaker, chronométreur…etc) mais cependant essentielles. Un jour, on m’a proposé de suivre les cours de formation de juge. J’ai été nommé et au fil des années, la confiance des organisateurs, l’expérience acquise (et de nombreux stages) m’ont permis de grimper progressivement les échelons jusqu’au plus haut niveau national. Rien d’extraordinaire, ceci est le schéma de la presque totalité des juges.

Aujourd’hui, je peux intervenir sur tout le territoire national tant comme président de jury que comme assesseur. J’ai autant de plaisir à juger de grosses épreuves nationales que des épreuves réservées à nos plus jeunes cavaliers. Les attentes  et les exigences ne sont pas les mêmes bien sûr, mais conduire un concours à son terme de façon harmonieuse et sereine dans le respect des règlements et malgré les enjeux sportifs est toujours un réel bonheur. S’y ajoute souvent le plaisir de quelques rencontres (cavaliers, officiels, organisateurs, coaches, accompagnateurs) qui donnent l’occasion de tisser des liens amicaux que les réseaux sociaux permettent d’entretenir tout au long de l’année malgré les distances.

J’ai ainsi, par exemples, été amené à juger à Pau (où a débuté ma “carrière” de juge), Biarritz, Ascain, Anglet, Tarbes, Dax, Montauban…pour le Sud-Ouest, mais aussi à Saumur, Aurillac, Angoulème, Poitiers, Fontainebleau, Nancy (Rosières aux Salines)….sans oublier quelques intrusions outre Pyrénées.

Parmi tous ces excellents souvenirs, se détachent cependant deux évènements:

– Les finales nationales de Fontainebleau réservées aux jeunes chevaux où j’ai l’honneur et le bonheur d’être invité depuis plusieurs années

– mais aussi, en 2007, les rencontres internationales militaires organisées en France, à Fontainebleau et où les différentes nations avaient envoyé leurs meilleurs cavaliers dont certains étaient membres de leur équipe nationale. Une compétition sportive sous le sceau de la rigueur, du fair-play et de l’amitié, entrecoupée de réceptions et  de visites guidées d’un très haut intérêt dans des palais nationaux parisiens.

Comme vous avez pu le comprendre à la lecture de ces dernières lignes, j’attache autant d’importance à “la forme” qu’au “fond”. Or, aujourd’hui, je constate avec regret que l’on attache beaucoup trop d’importance aux résultats immédiats et que l’on cède aux sirènes des grosses organisations où il est bon de se montrer….bien que l’on y soit souvent traité comme un numéro ! Halte aux cadences infernales !

Non, nous n’avons pas tous un futur champion du monde dans la famille et il faut raison garder.

L’équitation est d’abord un loisir dans lequel bien peu atteindront les sommets. Les progrès s’y réalisent grâce à l’assiduité et à la progressivité du travail. Les satisfactions y sont  rares, les déceptions fréquentes, le facteur chance important. L’idée de créer une compétition qui associe “holidays” et “jumping” me séduit beaucoup car, par l’état d’esprit qui y règne, de nature  à éviter les trop grandes remises en cause qui conduisent bien des débutants à abandonner leur sport favori. Le cavalier détendu réalisera de bien meilleures performances.

Les meilleurs amateurs trouveront, sur la piste principale, matière à se confronter à leurs camarades mais ce contexte festif opèrera toujours pour soigner les douloureuses blessures d’amour-propre.

Bien sûr, la ville de Pau, ce magnifique terrain de SERS où je fis mes débuts d’officiel de compétition, les amis que je vais y retrouver ne sont pas étrangers au plaisir qui sera le mien lors de ce “Pau’s Show Jumping Holidays” »

Gilles AUDOUX

 

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